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Bonnet 7 Motoplaneur biplan

Le motoplaneur biplan Bonnet n°7 - [1]

Année du premier vol : 1933
Pays : France
Développement :

Pierre BONNET

Caractéristiques
Tryptique
Historique

Références

Pas de maquette connue

CARACTÉRISTIQUES
  Type : Atelier de fabrication :  
 

Envergure : 9,60 m

Vitesse minimale : --- km/h  
  Longueur : 4 m Vitesse maximale : --- km/h  
Hauteur : -,-- m Taux de chute mini : -- m/s à -- km/h
  Allongement : 14,0 Finesse max : -- à -- km/h  
  Surface alaire : 18 m² Profil d'aile : ?  
  Charge alaire : 13 kg/m² Nombre de sièges : 1  
  Masse à vide : 150 kg Nombre de machines construites : 1  
  Masse maximale : 235 kg Années de fabrication : ---- - ----  
  Ballast : non Techniques de construction : Bois et toile  

La surface alaire donnée est celle des deux plans.
Surface plan fixe : 8,30 m2 (énorme ! Analogue à celle de la voilure principale)
Moteur 2 temps de 400
cm3 (4 cylindres en ligne inversés, 3200 tours/minute, puissance de 10 à 15 CV. Réduction par pignon droit 1/2 ou 1/3.
Groupe moto-propulseur de masse 35 kg.

 
[L'Aérophile Salon 1934]

TRYPTIQUE ET PLANS


Plan 3 vues [1]
[2]

 
Bien que d'aspect un peu similaire au planeur Bonnet Double Monoplan,  il ne s'agit pas d'une simple motorisation du planeur, et des différences importantes existent entre les deux machines :
- pas de décalage des deux plans
- haubannage des plans
- énorme plan stabilisateur
- partie arrière du fuselage différente...

[2]
"Les traits essentiels du motoplaneur Bonnet sont les suivants :
- Biplan à grand allongement (14) et à grand entreplan.
- Queue porteuse monoplane d'allongement 8.
Les solutions adoptées l'ont été dans le but de réaliser un appareil de construction simple et économique à masses concentrées et aussi fin que possible.

La queue porteuse doit concourir à l'amélioration de la finesse générale mais doit surtout procurer un équilibre instable que le constructeur estime beaucoup moins dangereux que l'autostabilité dont un des effets les plus certains est de mettre en piqué tout l'appareil manoeuvrant en perte de vitesse, piqué géméralement mortel quand il s'effectue près du sol.
Il a préféré un équilibre instable qui autorisera une descente parachutale.

La construction est tout en bois, avec pièces de raccord en dural plat ou cornière étirée, d'un nombre de types très restreint ; aucune de ces pièces n'est rivée.
Le corps est de type caisson axial, mais pourrait avantageusement être remplacé par un fuselage normal en tubes d'acier soudés.
LEs poutres d'ailes sont pleines vers le centre des ailes et légèrement toupillées vers les extrémités.
Les nervures sont à âmes en contreplaqué ajouré et semelles de spruce.
LE bord d'attaque est revêtu de contreplaqué jusqu'à la poutre avant et forme caisson assurant la rigidité de l'aile dans son ensemble.
Les nervures sont toutes identiques et des barres sont chargées d'encaisser les efforts de compression.
Les montants de cellule sont en tube torpédo de dural.
Le dièdre du plan inférieur est le plus important pout augmenter la garde en bout d'aile.
Les plans inférieur et supérieur sont semblables, mais les ailerons courent tout le long du bord de fuite de l'aile inférieure seulement.
"


Le moteur développé par Pierre BONNET [2]
Le moteur BONNET 8,5 CV 2 temps
La formule 4 cylindres a été adoptée pour les raisons suivantes : etc.
Enfin un tel moteur d'une largeur inférieure à 20 cm est facile à caréner.
Le dispositif inversé a été adopté pour permettre de surélever l'axe de l'hélice démultipliée et pour assurer un supergraissage des segments par l'huile se condensant sur les parois internes du carter. Le graissage général est fait par mélange d'huile dans l'essence. etc.

Un dispositif de démarrage à main en vol a été prévu.
Poids total avec Voltex, carburateur, collecteur et tuyau d'échappement et moyeu d'hélice : 29 kilos.
Les seules réparations à envisager sont le changement des quatre pistons avec axxes et segments toutes les 150 à 200 heures de vol, soit une dépense totale de 200 francs et 2 à 3 heures de travail.
La consommation d'essence est de l'ordre de 4 à 5 litres à l'heure.

HISTOIRE
Pierre BONNET, ancien pilote de la guerre de 1914-1918, collabora avec CLÉMENT durant les années 20 : de cette collaboration naquit les BC-6 et 7 et le biplan Bonnet-Clément qui participa au Congrès de Combegrasse en 1923.  Ensuite, il travailla seul. Dans les années 1950, Pierre Bonnet s'associa avec Chalange pour produire des kits de planeurs modèles réduits, les CB, dont le plus célèbre fut le CB-28.
Pierre Bonnet a fait les essais de son motoplaneur biplan en décembre 1933. 
RÉFÉRENCES

[1] Bulletin mensuel de l'AVIA, mai 1934
[2] L'Aérophile Salon 1934, numéro hors-série 11bis, 16 novembre- 2 décembre 1934 p 35, 49.

Page mise à jour le 05/12/2025
Des vieilles toiles aux planeurs modernes © ClaudeL 2003 -